05.02.2010
Contre la crise, “Le gouvernement a apporté des réponses concrètes”
Ancienne préfète de Bretagne, ancienne secrétaire générale du ministère de l’intérieur lorsqu’il était dirigé par Nicolas Sarkozy, Bernadette Malgorn conduit la liste de la Majorité présidentielle pour la Bretagne. Elle a répondu par mail à un questionnaire que Le Monde.fr a envoyé à plusieurs têtes de liste.
Si votre liste gagne ces élections, quelle sera votre priorité pour la prochaine mandature ?
Bernadette Malgorn : La jeunesse. Je suis frappée par un paradoxe breton. Nous avons une excellence académique avec des jeunes bien formés mais qui ne trouvent pas d’emplois à la hauteur de leur qualification. Si nous ne remédions pas à cette situation trop de nos jeunes devront quitter la Bretagne. Je propose donc la création d’un « Breizh Campus » réunissant les acteurs de l’économie, de la recherche et tous ceux de la formation universitaire, professionnelle, les grandes écoles avec pour objectif de travailler ensemble et résoudre ce paradoxe. La Bretagne a toujours été inventive, créatrice innovatrice je souhaite insuffler un nouvel esprit entrepreneurial dans notre région.
Que retenez-vous, dans votre région, de la mandature qui se termine ?
Bernadette Malgorn : Beaucoup de paroles, de colloques, de schémas, des créations de structures et de superstructures qui ont tenu lieu d’action alors que pour faire face aux problèmes de la Bretagne, antérieurs à la crise, il fallait réactivité, souplesse et innovation.
Selon-vous quel est le poids de l’actualité nationale dans cette campagne ?
Bernadette Malgorn : La crise ne s’est pas arrêtée aux portes de la Bretagne et beaucoup de familles sont touchées par le chômage. Le gouvernement a apporté des réponses concrètes avec le plan de relance. En Bretagne l’industrie automobile avec le groupe PSA à Rennes a bénéficié de ce plan mais également les sous-traitants à travers le Fonds de modernisation des équipementiers automobiles qui va aider les nombreuses PME de ce secteur. L’emploi sera donc au cœur de cette campagne et je compte bien en faire ma priorité. Les Bretonnes et les Bretons ont des projets, de l’énergie, le sens du travail. Il faut savoir donner un coup de pouce au bon moment à ceux qui en ont besoin. Nous retrouverons l’esprit conquérant qui est le nôtre. C’est ainsi que je vois le rôle de la Région.
Propos recueillis par Eric Nunès
29.01.2010
Bernadette entre en campagne….et ça décoiffe !
A deux jours de la publication de la liste de la Majorité présidentielle qu’elle conduira, Bernadette Malgorn est entrée en campagne. En 30 minutes, sous les tonnerres d’applaudissements de sympathisants réunis à Guilers ,près de Brest, elle a levé le voile sur sa stratégie de « reconquête ». Décapant !
« Si je me suis engagée, si j’ai changé de vie, c’est parce que je ne voulais pas que la Bretagne soit entraînée dans l’essoufflement du socialisme caché par d’habiles campagnes de communication ». Voilà pour la profession de foi.
Accompagnée de Christian Estrosi, le ministre de l’Industrie et du maire Pierre Ogor, Bernadette Malgorn dresse un constat : la révolution économique bretonne et les grands capitaines d’industrie qui en ont été les architectes, c’était dans les années 1970. Depuis, la Bretagne « s’est un peu endormie », préférant « un certain assistanat à l’épanouissement de ses talents ».
Une « culture de la bien pensance » s’est propagée au départ des villes « en une vague rose » qui touche aujourd’hui « les deux tiers de la Bretagne ».
Certains estiment qu’il suffit de tenir quelques « fiefs solides » pour tenter de perdre le moins de voix possible. « Si on n’inverse pas les choses, on risque au contraire de continuer le grignotage », rétorque l’ancienne préfète qui assume par ailleurs pleinement ses décisions de l’époque en matière de sécurité publique, au nom du droit à la vie et du respect des familles.
« Ecologie populaire »
Ardente militante d’un « rééquilibrage » de l’ouest de la région, Bernadette Malgorn propose « une nouvelle stratégie » qui passe par la reconquête des villes pour donner à la Bretagne une chance de « libérer ses énergies créatives ». Pour cela, il faut un projet et une équipe – cette fameuse liste qui seule semble intéresser les journaux au gré d’informations fantaisistes. « Elle doit traduire à la fois notre stratégie politique et notre projet. C’est pour cela que c’est difficile, parce qu’il faut faire évoluer les choses par rapport à ce dont on avait l’habitude ».
Sa méthode : « une approche sérieuse, soucieuse d’aboutir, concrète », à l’opposé de « l’incantation » à laquelle recourent les socialistes.
Exemples : l’achèvement de la RN164 à deux fois deux voies, sa seule priorité routière, au nom d’une « écologie populaire » mêlant « écologie et réalisme au service des familles, notamment les plus modestes ». Ou son engagement, à la tête du Conseil régional, de confier à ses membres qui y sont les plus favorables l’étude de la réunion de la Loire-Atlantique à la Bretagne. En tout état de cause, une coopération renforcée que ces travaux auront rendu possible..
Démocrate chrétienne de formation, Bernadette Malgorn s’est retrouvée dans le gaullisme social de Philippe Séguin. « Le volontarisme gaulliste est toujours d’actualité pour la France, il le sera pour la Bretagne », soutient-elle.
« Si nous sommes unis, si nous sommes rassemblés, nous pouvons gagner ! », conclut sous les vivats de l’assistance Bernadette Malgorn.
http://www.bernadette-malgorn.fr
23:54 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : christian estrosi, ump, nouveau centre, brest, finistère, bretagne, bernadette malgorn, elections regionales
24.01.2010
Bernadette Malgorn : « l’emploi des jeunes est ma priorité »
Bernadette Malgorn fera de l’emploi des jeunes en Bretagne sa priorité absolue à la tête du Conseil régional, a déclaré samedi à Brest la candidate de la Majorité présidentielle qui visitait le salon des formations Azimut avec de jeunes Finistériens et des élus locaux. Sa méthode : décloisonner entreprises, écoles et centres de formation, développer l’orientation.
« Ici, en Bretagne, nous vivons un paradoxe extraordinaire : notre excellence universitaire est reconnue par tous, mais elle ne correspond pas au niveau de qualification des emplois proposés. Du coup, beaucoup de nos jeunes sont obligés de quitter la région. Voilà un vrai problème auquel nous devons apporter des réponses concrètes », a-t-elle expliqué au fil de la visites des stands.
Depuis son entrée en politique, Bernadette Malgorn défend l’idée d’un Breizh Campus visant à « décloisonner les mondes de l’entreprise, de l’université et de la formation ». Elle prône le recours à l’alternance et à l’apprentissage. Elle souligne aussi l’importance de l’orientation, qui doit être abordée dès le collège : « on nous dit que les jeunes sont démotivés mais c’est difficile d’être motivé quand on ne sait pas ce qu’on veut faire ! »
Sur ce sujet comme sur tous les autres, elle insiste sur la nécessité de parvenir à la parité hommes-femmes « dans toutes les filières ».
Bernadette Malgorn s’exprime avec passion sur un sujet qu’elle maîtrise parfaitement : directrice-adjointe du cabinet de Philippe Seguin, ministre des Affaires sociales et du Travail, elle a piloté la réforme de l’apprentissage en 1987. Préfète de Bretagne, elle est intervenue à de nombreuses reprises pour débloquer des situations difficiles, comme celui des Rimains, l’école de formation aux métiers de la Marine marchande, présente à Azimut après avoir failli disparaître.
A Brest, métropole maritime, Bernadette Malgorn a insisté sur la nécessité d’appuyer les formations sur le domaine de la mer. Avec en perspective les possibilités offertes par le Grand Emprunt voulu par Nicolas Sarkozy. « Il faut oser ! », a lancé à ses interlocuteurs la candidate qui prône les solutions « concrètes et pragmatiques ».


